oiseaux du jardin rouge gorge avec des chenilles et des vers dans le bec

Le rouge gorge des chenilles plein le bec pour aller nourrir ses petits. La gouttière est la halte avant de glisser à tire d’ailes sous la charpente car le rouge gorge et sa compagne ont installé un nid sur la poutre de la pointe du toit. Du coup, on a assisté à leur ballet incessant dès lors qu’on a entendu des piaillements de becs affamés dans le nid (sans jamais apercevoir de petits). Les oisillons mettent environs 15 jours à prendre leur envol: ce furent 15 jours d’émerveillement.

Le printemps est bien avancé maintenant, mais fin mars début avril, à l’heure où la nature s’éveille, cela a été un festival d’oiseaux sur le chêne tout juste devant la terrasse de la maison. Les oiseaux du jardin se refaisaient une santé grâce aux graines de tournesol décortiquées que je leur donnais, et commençaient à préparer leurs nid ou à nourrir leurs petits. Nous avons passé de longues soirées à la fraîche à les observer, à admirer le ballet un peu hiérarchique qu’ils faisaient pour venir manger, et j’ai pris quelques photos.

le rouge gorge posé sur une gouttière aux aguets

Le rouge gorge sur sa gouttière observe longuement les environs avant d’aller rejoindre ses petits au nid. Cela lui permet de ne pas « dénoncer » le lieu de son nid.

Comme tu sais, je suis très fana des oiseaux du jardin, jusqu’à leur fabriquer des boules de graisse et de graines pour l’hiver. A Issy-les-Moulineaux, j’avais beaucoup de mésanges, charbonnières et bleues. De temps en temps, je voyais un rouge gorge, mais comme mon jardin était cimenté, il ne trouvait pas grand chose à son goût… Or le rouge gorge est l’ami des jardiniers/ Je me rappelle que quand papi jardinait, il était toujours suivi par un rouge gorge à qui il lançait des vers de terre. Le rouge gorge adorait ça.

larbre, le nichoir et les oiseaux du jardin

L’arbre qui nous permet d’observer les oiseaux et qui se trouve pile poil face à notre terrasse sous l’auvent.

Quelques oiseaux du jardin

J’ai réussi à photographier 5 espèces cette année, mais avec ce système de petite cabane, tout près de la maison j’espère bien rameuter le quartier l’année prochaine et voir débarquer d’autres espères. Maintenant où je t’écris, la plupart des oiseaux de mon jardin vaquent à leurs occupations ailleurs, et à part deux tourterelles enamourées mais surtout voraces, on aperçoit de temps en temps les mésanges ou  des bergeronnettes venues s’abreuver à l’eau de la piscine. Sinon, il y a les éternels merles que j’aime tant pour leur chant et cette capacité à défier le félin comme s’ils ne craignaient rien.

un pinson avec une graine de tournesol dans le bec

Un pinson venu se gorger de graines

La sittelle torchepot, le plus étonnant des oiseaux du jardin

J’ai eu l’immense joie de découvrir qu’un couple de sittelles torchepots avait élu domicile dans l’arbre. La sittelle torchepot, c’est une légende dans notre famille. Mon père lui a consacré de nombreuses odes, quand j’étais enfant, tant il était tombé amoureux de cet oiseaux. Et c’est vrai qu’entre espièglerie et discrétion, cet oiseau offre un spectacle incroyable. C’est un petit passereau de 14 cm au corps allongé par une queue et un bec fins. Particulièrement agile, il coure sur les troncs d’arbre comme s’il était à l’horizontale, donc tête en bas ou en haut. Et comme il arbore au-dessus son corps bleue ardoise et ventre roux, une jolie tête aux yeux bandés de noir, je l’appelle mon « vengeur masqué ». Il faut dire qu’il a du caractère: l’arbre est son territoire, et quand il arrive pour se gorger de graines de tournesol, tous les autres oiseaux dégagent, même les mésanges. La sittelle torchepot est carnivore, mais comme tous les petits oiseaux, au début du printemps, avant que les chenilles et les insectes grouillent, il a besoin de forces: la graine de tournesol décortiquée est idéale. Elle convient à tous les oiseaux, ne demande pas d’être ouverte par un bec habitué et solide, et surtout, elle est très riche en nutriments.

Une sittelle torchepot en ombre sur le tronc de mon arbre, la tête en bas

Quand arrive la sittelle torchepot, en alerte, tous les autres oiseaux lui font place! Par contre c’est un furtif: il est très difficile de le prendre en photo et il va très vite.

 les oiseaux du jardin: une sittelle torchepot sur un tronc de chêne

L’agilité de cet oiseau force l’admiration. Elle chante assez fort, la sittelle, et peut occuper l’espace sonore comme son territoire de chasse, au point de couvrir le chant des merles.

sitelle torchepot mangeant des graines de tournesol

La sittelle torchepot en train de manger mes graines de tournesol, tranquillement, sans qu’aucun autre oiseau s’y risque, car l’arbre est son territoire. Le couple y faisant son nid y reste toute l’année et ne change jamais de partenaire.

Le merle, l’habitué des pelouses de jardin

Avec les merles, c’est la fête à la chenille et ils osent même venir les picorer sur la terrasse où elles se retrouvent souvent en tombant des arbres ou des combles. Les chats, après quelques tentatives, ont abandonnées. Déjà elles se sont faites humiliées par les faisans qui paradent dans le jardin comme en leur palace, mais alors les petits oiseaux nerveux et malins, elles n’essaient même plus! Béryl garde encore espoir et tu la vois parfois se mettre à courir ventre à terre genre position du félin dans la savane, mais peine perdue: l’oiseau finit toujours par la repérer à temps. La seule chose qu’elle nous a rapportée récemment, c’est un pauvre crapaud qui avait atterri sur la bâche de la piscine, et encore, au prix d’une baignade forcée de l’arrière train et de la queue, car elle n’avait pas encore compris que la bâche flottait sur l’eau… 😉

Le merle noir mâle recueille des vers dans la pelouse

Le merle mâle qui fait ses courses sur notre pelouse: rien ne l’effraye et même le chat aux aguets, il s’en moque… au désespoir de Béryl.

La mésange bleue, oiseau délicat

J’ai bien entendu des mésanges:  des mésanges bleues surtout. J’ai aperçu une mésange noire, mais une seule fois. J’ai entraperçu une fois aussi un chardonnay aux ailes jaunes vif, mais ce fut très furtif. Il faut défendre et attirer au maximum les mésanges car elles protègent la flore (et notamment les pins et sapinières) des chenilles processionnaires dont elle raffolent. Les chenilles processionnaires sont un vrai problème car elles envahissent la France: venues du sud, elles font des nids comme d’énormes cotons blancs que tu vois parfois dans les arbres. Elles étouffent les arbres qui meurent et elles sont dangereuses pour les animaux et les hommes à cause de leurs poils extra urticants. Donner des graines aux mésanges les aide à passer l’hiver et à venir dans ton jardin pour te protéger toi, tes plantes et tes animaux, de ces chenilles parasites.

un des oiseaux du jardin, la mésange bleue

La mésange bleue

l'un des oiseaux du jardin, la mésange bleue sur le nichoir

mésange bleue s'envolant d'un nichoir

La mésange bleue en plein envol

 

A la nuit tombée, le rossignol Philomène se met à chanter. A partir de 22h, il roucoule, fait des twiiit, piiit etc. comme un dératé pour attirer la femelle ou dire sa félicité (je ne sais pas?). Mais en tout cas, il y en a un dans le jardin qui s’y trouve bien et qui me fait mettre des boules Quiès!  🙂

Voilà, c’était mon intermède les oiseaux du jardin… dis-moi si cela te plaît quand je raconte un peu ma vie et mes découvertes. J’ai plein de choses à te faire voir, à découvrir avec toi…

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