209 posts categorized "Desserts"

06 février 2012

Petites crèmes au chocolat-praliné

Une saison en dessert, ou plutôt en entremets. Du chocolat au praliné qui traine au fond du placard, quelques œufs qui ne demandent que cela, un peu de lait, et hop, au four… 6 petits pots pour le Doudou qui aime tant le chocolat et qui ne veut jamais manger autre chose que du noir : eh bien, non. Toc ! Il y a du lait et du praliné. Heureusement, il aime ça, tout de même ! Et je regarde avec satisfaction le petit stock de crème diminuer à chaque repas…

CREME AU CHOCOLAT-PRALINE

Pour 6 crèmes

5 œufs
170g de chocolat praliné dessert
60cl de lait entier
50g de sucre cassonnade
50g de chocolat noir dessert

Porter le lait à ébullition. Couper le chocolat en petits morceaux. Verser le lait bouillant sur le chocolat, laisser reposer 1 minute puis tourner délicatement pour faire fondre entièrement le chocolat. Vous obtenez une jolie crème.

Battre les œufs et le sucre. Verser le chocolat au lait dans les œufs. Bien mélanger.

Préchauffer le four à 180°c. Porter à ébullition de l'eau. Poser les petits pots dans un plat allant au four, verser la préparation ans les pots. Remplir le plat d'eau bouillante à mi-hauteur des pots. Enfourner 15 minutes.

Ôter les pots du plat, les laisser refroidir avant de les placer au réfrigérateur.

04 février 2012

Cookies au chocolat, tout chocolat

Petite spéciale dédicace à un ami qui prépare des cookies pour ses collègues de bureau… Ceux-là ne contiennent ni nougatine ni pépites de chocolat, mais des noix très franchouillardes et de bonne qualité, et un chocolat belge d'un artisan qui est un passionné des passionnés…

Ce que j'aime particulièrement dans le cookie, c'est que selon le degré de cuisson, il peut être une fois refroidi, très croquant ou encore un tout petit moelleux au centre ; Et moi, j'aime quand il reste un tout petit peu de moelleux… Avec les morceaux de chocolat, cela fait un joli contraste et c'est fondant de plaisir.

J'ai donc utilisé des noix du Périgord et du chocolat de chez Pierre Marcolini. Il faut absolument que je monte à Bruxelles voir son atelier : quand il vous parle de chocolat, il y a vraiment tout l'univers dans ses yeux. Il a cette façon bien à lui de vous faire rêver sur une gourmandise dont a priori, je ne raffole pas (dans le sens je ne me damnerais pas pour manger du chocolat, alors que je ne survivrais pas sans thé, par exemple). Il aime comme moi, les chocolats puissants, mais comme Arno et moi, il apprécie aussi un bon cigare. A ce propos, il y a un chocolat qui me rappelle ce type de dégustation : c'est son Oriente Cuba de Limited Edition (Carré2 Chocolat). C'est justement un chocolat extrême qui reste long en bouche, et cela, j'adore…

Donc, j'ai fait des cookies avec du bon chocolat… Certains vont m'insulter, mais je préfère manger un cookie fort en bouche qu'un petit palet de sucre aromatisé vaguement au chocolat et à la vanille… Cela donne donc cela :

COOKIES AU CHOCOLAT

Pour 12 cookies

170g de chocolat à cuire
100g de chocolat Marcolini extra noir
150g de sucre cassonade
120g de beurre à température ambiante
150g de farine
1 œuf
1cc de levure
1 cc de vanille en poudre
1 pincée de fleur de sel
50g de noix décortiquées

Concasser les noix au couteau. Concasser le chocolat Marcolini au couteau.

Faire fondre le chocolat à cuire à feu très doux. Battre le beurre et le sucre en pommade, ajouter la vanille, puis l'œuf. Ajouter le chocolat fondu. Bien mélanger.

Incorporer la farine et la levure. Ajouter les noix et le chocolat en morceaux.

Faire de petits tas bien espacés de pâte sur des plaques à pâtisserie éventuellement recouvertes de papier cuisson. Réserver au réfrigérateur au fur-et-à-mesure.

Préchauffer le four à 180°c. Enfourner 12 minutes. Sortir du four et laisser refroidir avant de démouler.

01 février 2012

Crêpes africaines : une chandeleur sous le signe de la banane et du chocolat

La gourmandise me perdra, surtout en ce qui concerne les crêpes. Je crois que durant toutes mes études (dans le quartier Latin), je ne me suis nourrie que de crêpes à midi, avec une énorme préférence pour celle au jambon-fromage et beaucoup de poivre s'il vous plaît, et en dessert, la crêpe Grand-Marnier. Mais cette dernière me donnait déjà du courage quand j'allais à la danse classique dès 7 ans, alors… Qui a dit que j'étais alcoolique ? J'en vois un qui rit au fond !

Sinon, vous avez la recette des crêpes et des galettes ici ; celle des crêpes suzette ici


Les Saveurs et Couleurs de Hind Caidi ed° Albin Michel

Cette recette de crêpes africaines, je l'ai découverte dans un livre sur toutes les recettes du Ramadan à travers le monde. Il y a aussi bien des recettes d'Afrique, d'Afrique du Nord que d'Inde ou de Thaïlande. C'est absolument passionnant de voir comment les différentes cultures passent la période du Ramadan. C'est un livre dans lequel je me plonge volontiers pour rêver à des pays lointains et des saveurs exotiques…

Donc pour ma chandeleur, point de crêpes bretonnes, mais la crêpe est aussi une denrée très traditionnelle dans de nombreux pays… Donc !

CREPES AFRICAINES BANANE CHOCOLAT

Pour une 10aine de crêpes

200g de farine
4 œufs
20cl de lait entier
2 bananes bien mûres
50 g de sucre poudre
50g de cassonade
1 pincée de sel
Huile neutre
50g de chocolat à cuire

Mélanger la farine, le sucre et le sel. Faire un puits, y casser les œufs. Bien fouetter le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène. La diluer avec le lait. Ecraser les bananes, les incorporer.

Faire chauffer une poêle à crêpes, la huiler légèrement avec un papier absorbant, cuire une louche par louche. Elles doivent être bien dorées.

Tailler des copeaux de chocolat avec un économe. En saupoudrer chaque crêpe encore chaude avant de servir.

19 janvier 2012

Muffins miel, pomme et raisins secs

J'ai reçu récemment un chouette livre pour les enfants qui a comblé la petite gamine que je suis. C'est le nouvel opus de Marie-Christine Clément : Les Tartes et les Cakes, 22 recette d'enfants. J'aime beaucoup le principe du livre qui se fait lutrin tout seul, et en plus les recettes sont claires et faciles.

J'ai opté pour ces muffins, et j'ai mis du miel à la lavande. C'est du coup très parfumé, et je pense que Doudou affamé du matin ainsi que ses collègues de sa boîte vont apprécier. J'ai d'ailleurs fait les muffins et dans des moules à muffins classiques (pour les gourmands) et dans des moules à cannelés (pour les plus petits estomacs).

Contrairement à l'ancien boulot d'Arno, à côté duquel j'avoue que le nuage de sauterelles était une gentille blague, le nouveau bureau où il s'est implanté il y a quelques mois me paraît plus raisonnable à l'heure de grignoter…. Il en reste même après le café ! J'ai cru un instant, lors de mes premières offrandes à sa gente collaboratrice (uniquement masculine), que mes pâtisseries étaient mauvaises. Mais non, chaque fois, il en restait. J'ai compris que leurs fanstasmes gargantuesques n'étaient pas si développés. Du coup, je module les portions en fonction. Mais j'ai interêt cependant à ne pas laisser trop de temps entre deux livraisons, car Arno a déjà reçu une réclamation du genre : Ben, qu'est-ce qu'elle a ta femme ? ça va pas entre vous ? On n'a plus de gâteaux….

Me voilà pleinement rassurée, je peux continuer de nourrir :-)

MUFFINS MIEL POMMES RAISINS

Pour une 12 de muffins de toutes tailles

200g de farine
110g d'amandes en poudre
15 g de beurre salé
75g de sucre
4 œufs
50g de miel de lavande
100g de raisins secs
2 pommes granny
1 sachet de levure

Préchauffer le four à 180°c.

Faire tremper les raisins dans un peu d'eau tiède.

Eplucher, couper les pommes en petits cubes, les faire revenir dans 15g de beurre salé sans coloration, pendant 10 minutes.

Battre jusqu'à ce que le mélange soit mousseux, le miel, les œufs et le sucre. Ajouter la farine, les amandes et la levure. Les incorporer délicatement. Ajouter les pommes et les raisins.

Verser la pâte dans des moules à muffins (beurrés s'ils sont en métal, non beurrés s'ils sont en silicone).

Enfourner 25 minutes. Laisser refroidir complètement avant de démouler.

(se conservent 4-5 jours sous cloche ou dans du papier alu)

Ce livre m'a été offert

17 janvier 2012

Farz Fourn ou Far Breton: premiers pas dans la cuisine bretonne des Abers


Le far doit faire des vagues, c'est normal. En fait, c'est comme une crêpe qui aurait gonflé et qui se dégonfle à la sortie du four. C'est très bon, bien beurré et plutôt léger en bouche. C'est aussi bien croustillant à la surface et moelleux à l'intérieur. Rien à voir avec ce que l'on nomme généralement Far dans le commerce…

C'est dans le pays très occidental d'un pirate que je plonge ma cuisine pour quelques temps. Un pirate dont j'ai fait la connaissance il y a quelques années, alors qu'il prenait à l'abordage l'une de mes recettes avec une invective de reproches sur ma méconnaissance de la période de frai du bar… Un pirate face auquel, moi qui ne suis guère courageuse, j'ai opéré un repli stratégique d'excuses nourries, et bien m'en a pris, car au long terme, il est devenu –du moins de mon point de vue, avec un pirate on ne sait jamais- un ami.

Bien entendu, je vous parle de Patrick de la Cuisine de la Mer. Je vous parle aussi de son pays : les Abers, dont il a une science assez impressionnante. Je me suis dit que j'avais tout à apprendre d'un breton aussi breton que lui, et qui, plus est, vit dans le ventre du monde, autant dire son centre : Lannilis.

Que je vous situe trente seconde la bourgade : Lannilis ? 5000 habitants, au nord de Brest ? un petit effort, voyons ! : sur la route de Roscof ? Sûrement inconnu au bataillon de la plupart du commun dont je fais partie, mais qui s'enorgueillit de posséder l'un des meilleurs boulangers qui soient...


Bon, moi ce ne sont pas des vagues, mais des raz-de-marée qu'il a fait mon far J

Je me suis aussi dit que la connaissance patricienne de la gente poissonnesque océanique me cultiverait un peu, moi pauvre "erre" (sic) d'une mer sans marée (dixit Patrick), que dis-je, d'une mare où batifolent trois quatre petits animaux mangeables alors que pouvait s'ouvrir à moi le panthéon gargantuesque des eaux sacrées de la Bretagne…

A part cela, Lannilis a fait grandir en son sein une génération de femmes de qualité, qui ont eu l'heur de se transmettre de belles recettes (dont celle-ci) jusqu'à leur rejeton. Tout pirate qu'il soit, Patrick sait aussi de temps en temps passer du côté obscur du sucré, de la pâte, de la gourmandise du moment qu'elle fût régionalement justifiée et surtout la meilleure de Bretagne, du monde quoi ! :-)

Ce n'est pas sans un certain trac que je me suis lancée dans une première recette, surtout que je n'apprécie pas généralement le far, mais comme le sieur revendique une texture et une saveur bien éloignées des ersatz que l'on goûte quand on est touriste, j'ai sauté à la baille… et je n'ai pas été déçue!


A la dégustation, les grains de la fleur de sel craquent sous la dent, alors que les raisins fondent et parfument de rhum le gâteau. Hmmmm, c'est délicieux.

FARZ FOURN ou FAR BRETON

Pour un moule à manquer de 18 à 20cm maxi

7 cs de farine T50
3 œufs
3 cs de sucre en poudre
150ml de lait entier
100g de beurre
2 cs de raisins blonds
5cl de rhum ambré
3 pincées de fleur de sel

Verser la farine dans une terrine, faire un puits, y casser les œufs. Avec une cuillère en bois, mélanger farine et œufs pour obtenir une pâte sans grumeaux. Puis pencher un peu la terrine, et battre la pâte avec la cuillère jusqu'à ce qu'elle soit bien élastique et très aérée (comme dans un pain, on exprime le gluten et l'air fera gonfler le gâteau).

Ajouter le sucre, battre jusqu'à ce qu'il soit fondu (on ne sent plus les cristaux). Incorporer le lait délicatement pour obtenir une sorte de pâte à crêpes un peu épaisse.

Faire tremper les raisins dans le rhum complété d'eau bouillante pour les couvrir.

Laisser le tout reposer 30 minutes.

Préchauffer le four à 200°c. Placer le beurre dans le moule et laisser fondre au four. Quand le beurre est fondu, pencher le moule pour tapisser de beurre toutes les parois. Ajouter les raisins égouttés et essorés à la pâte, puis la fleur de sel. Verser la pâte dans le moule, le beurre va surnager, le remuer juste un peu pour qu'il se répartisse sur la pâte.

Baisser le four à 180°c. Enfourner 25 minutes. Déguster tiède ou froid.