94 posts categorized "Adresses gourmandes"

04 février 2012

Cookies au chocolat, tout chocolat

Petite spéciale dédicace à un ami qui prépare des cookies pour ses collègues de bureau… Ceux-là ne contiennent ni nougatine ni pépites de chocolat, mais des noix très franchouillardes et de bonne qualité, et un chocolat belge d'un artisan qui est un passionné des passionnés…

Ce que j'aime particulièrement dans le cookie, c'est que selon le degré de cuisson, il peut être une fois refroidi, très croquant ou encore un tout petit moelleux au centre ; Et moi, j'aime quand il reste un tout petit peu de moelleux… Avec les morceaux de chocolat, cela fait un joli contraste et c'est fondant de plaisir.

J'ai donc utilisé des noix du Périgord et du chocolat de chez Pierre Marcolini. Il faut absolument que je monte à Bruxelles voir son atelier : quand il vous parle de chocolat, il y a vraiment tout l'univers dans ses yeux. Il a cette façon bien à lui de vous faire rêver sur une gourmandise dont a priori, je ne raffole pas (dans le sens je ne me damnerais pas pour manger du chocolat, alors que je ne survivrais pas sans thé, par exemple). Il aime comme moi, les chocolats puissants, mais comme Arno et moi, il apprécie aussi un bon cigare. A ce propos, il y a un chocolat qui me rappelle ce type de dégustation : c'est son Oriente Cuba de Limited Edition (Carré2 Chocolat). C'est justement un chocolat extrême qui reste long en bouche, et cela, j'adore…

Donc, j'ai fait des cookies avec du bon chocolat… Certains vont m'insulter, mais je préfère manger un cookie fort en bouche qu'un petit palet de sucre aromatisé vaguement au chocolat et à la vanille… Cela donne donc cela :

COOKIES AU CHOCOLAT

Pour 12 cookies

170g de chocolat à cuire
100g de chocolat Marcolini extra noir
150g de sucre cassonade
120g de beurre à température ambiante
150g de farine
1 œuf
1cc de levure
1 cc de vanille en poudre
1 pincée de fleur de sel
50g de noix décortiquées

Concasser les noix au couteau. Concasser le chocolat Marcolini au couteau.

Faire fondre le chocolat à cuire à feu très doux. Battre le beurre et le sucre en pommade, ajouter la vanille, puis l'œuf. Ajouter le chocolat fondu. Bien mélanger.

Incorporer la farine et la levure. Ajouter les noix et le chocolat en morceaux.

Faire de petits tas bien espacés de pâte sur des plaques à pâtisserie éventuellement recouvertes de papier cuisson. Réserver au réfrigérateur au fur-et-à-mesure.

Préchauffer le four à 180°c. Enfourner 12 minutes. Sortir du four et laisser refroidir avant de démouler.

27 janvier 2012

Carbonara de poireaux, un dîner chez Thoumieux, côté Brasserie

Je connais Thoumieux depuis l'enfance : cette brasserie de la rue St Dominique était un des fleurons de notre répertoire gastronomique dans la famille. Mais comme beaucoup d'institutions, le lieu avait décliné, et déjà, il y a quelques années, après y être retournée avec Arno pour lui faire découvrir mes institutions de gourmandises, j'avais été déçue. Bien entendu, je retrouvai le chat sur les banquettes, le ballet des serveurs, le rouge du velours. Mais l'esprit n'y était plus, l'esprit brasserie non plus, et les denrées étaient devenues piètres. Peut-être me direz-vous que je m'en faisais une image idéalisée telle que la réalité ne collait plus à mes espérances ? J'aurais pu le croire un moment.


La rue Saint-Dominique de nuit

C'était sans compter la reprise en main du lieu par Jean-François Piège (allez voir le nouveau site internet du lieu, il est magnifique et vient tout juste de sortir !). Invitée à séjourner une nuit et deux repas dans son antre (un grand merci à l'agence Lisa Kajita!) , nous avons commencé par la brasserie et j'avoue que j'ai là, retrouvé non seulement la magie que j'espérais, mais que la cuisine a bien surpassé mon image d'Epinal.


Un décor chaleureux et très esprit brasserie, revisité

Comment fonctionne ce lieu étrange qui rassemble au rez-de-chaussée une brasserie dans la pure tradition, et un restaurant gastronomique à l'étage ? Eh bien, d'excellents seconds en bas, une carte soigneusement élaborée par Jean-François Piège, récemment rejoint par le jeune pâtissier Jeffrey Cagnes (ah… son mille-feuille léger, point trop sucré, et si parfumé) et un Top Chef qui n'arrête pas de faire des allers-retours dans les escaliers pour visiter ses deux cuisines, s'assurer que tout roule et que tout ce qui sort au passe reste dans l'esprit de son exigence.


une salle aérée, conviviale, avec des sortes de ponctuations de mise en place

Du coup, on mange divinement bien à cette brasserie, et j'en veux pour preuve ce plat fondant et délicat que sont les Calmars Sauvages à la Carbonara qu'Arno a pris en entrée : un bonheur ! Les calmars sont cuits « De Peur », j'adore cette expression ! ce qui signifie qu'ils sont passés au four très chaud et juste saisis, comme s'ils avaient peur : dès que leur surface blanchit, vite, on les retire !


Ah les rillettes, ah le pain...

Mais bien avant de pouvoir goûter aux plats, une terrible tentation, voire deux arrivent sur la table : un pain délicieux, croustillant, et savoureux, accompagnée de beurre cru et de rillettes de sardines remises dans leur boîte… On reste dans une brasserie, mais une brasserie +++, qui s'est attachée les meilleurs produits.


La fameuse carbonara de calmars sauvages

Je ne sais pas vous, mais j'aime beaucoup me retrouver dans le brouhaha d'une brasserie. C'est une ambiance particulière où tout s'observe et où tout se croise. La Brasserie Thoumieux est de ce type : on y croise toutes sortes de personnes : deux américaines venues goûter une belle pièce de bœuf, un groupe d'amis fêtant une victoire, un couple isolé dans leur réciproque affection, des rendez-vous de travail, l'éternel team building d'un séminaire…

A ce propos, si comme moi, vous aimez observer et que vous êtes deux : la meilleure table pour cela, c'est celle qui fait le coin de banquette au fond à droite de la salle. A réserver impérativement, si vous voulez avoir la chance d'y passer la soirée. Sinon, laissez-vous bercer par un service adorable, attentif, souriant mais jamais compassé ou commercial (ce qui est super agréable !). Le conseil en vins est très bien dirigé, et la vaisselle est là pour vous rappeler qu'on est dans une maison qui se targue à très juste raison d'une signature !


L'emblème Thoumieux jusque dans les détails

A la maison, point de calamars, mais des poireaux, mais l'idée m'a tellement plus, que je me suis mise à la décliner … On retrouve d'ailleurs la recette de ces calmars et d'autres classiques du Chef dans le livre qu'il a sorti aux Editions Alain Ducasse :


Le livre de JF Piège où se trouve l'essentiel de ses recettes

PS : rassurez-vous, Jean-François Piège, qui n'a pas gardé le chat pour des raisons évidentes, l'a transmis à un vieil habitué de la maison, un sénateur mélomane et amoureux des chats !!!

CARBONARA DE POIREAUX FACON JF PIEGE

Pour 4 personnes

4 beaux poireaux avec un grand blanc
200g de lard fumé
1cc de paprika doux
60cl de crème liquide
3 gousses d'ail
sel, poivre noir du moulin
option : parmesan

Laver et couper les blancs de poireaux en lanières de 12cm de longueur. Les cuire à la vapeur 10 minutes (ils doivent rester vert). Les rafraîchir aussitôt pour fixer le vert.

Préparer la crème : découenné le lard, couper cette couenne en tronçons et la faire revenir avec le paprika dans une petite casserole. Ajouter l'ail en chemise juste écrasé, mouiller de crème et laisser épaissir à petits bouillons. Eteindre et laisser infuser. Rectifier l'assaisonnement en sel si besoin.

Couper le lard en petits lardons tout fins, les faire revenir sans graisse dans une poêle jusqu'à ce qu'ils soient blonds.

Mélanger les poireaux et la crème, réchauffer le tout doucement. Parsemer de lardons rôtis, assaisonner abondamment de poivre noir du moulin.


Le fameux escalier qu'arpente JF Piège plusieurs fois par service pour tout vérifier. Quel sport!

25 janvier 2012

Salade d’endives au pamplemousse et bonite séchée

Lundi, je suis allée faire un tour à Paris des chefs, et je suis, au détour d'une allée, tombée sur la démonstration de Hisayuki Takeuchi pour les couteaux Zwilling. Impressionant ! Sa maîtrise de la coupe me fait dire tous les jours que j'aimerais bien faire un stage derrière son comptoir de Kaseiki, tant il est passé maître de la lame.

Elisabeth Paul-Takeuchi, sa femme, tenait le micro pour nous apporter quelques précisions, mais tout l'art de Hisa était dans ses gestes, ses mains assurées, et le résultat toujours magnifique de ses plats.

Je suis rentrée à la maison avec une très très grande envie de partager cela avec vous, mais mon maigre téléphone n'a pas pris de jolies photos. Je me suis donc replongée dans la livre qu'il a écrit avec sa femme, et je me suis inspirée d'une de ses recettes pour faire une petite salade…

Et comme Arno mangeait seul hier soir car j'étais à une soirée pour le Pamplemousse de Floride, j'ai donc fait une salade d'endive et au pamplemousse façon Hisayuki Takeuchi. PS : A noter les textes magnifiques et assez poétiques du livre… Tout l'art de la cuisine s'y exprime avec une douceur et une délicatesse que j'adore. Cela fait de ce livre autre chose qu'une simple compilation de recettes. C'est vraiment entrer et partager un univers.

SALADE D'ENDIVES, PAMPLEMOUSSE ET BONITE

Pour 4 personnes

4 belles endives
8 cerneaux de noix
1 pamplemousse rose
2 cs de sauce soja
2 cs d'huile d'olive
1 belle pincée de bonite séchée
quelques brins de ciboulette

Laver, sécher et couper les endives très finement. Presser le pamplemousse (je vous enjoins à aller lire comment Hissa Takeuchi décrit cette étape, c'est d'une extrême finesse !).
Arroser les endives du jus de pamplemousse. Réserver au frais.

Placer un instant les cerneaux de noix sous le grill pour les torréfier. Les retirer dès que cela sent la noix, avant qu'elles ne brunissent.

Au moment de servir, mélanger la sauce soja, l'huile. Arroser la salade de ce mélange, ajouter les noix et saupoudrer de bonite et ciboulette ciselée.

Servir aussitôt.

03 janvier 2012

Déjeuner dans un bistro : petites caillettes

J'ai découvert l'autre jour un restaurant (assez connu d'ailleurs) mais où je n'étais jamais allée. Il s'agit du Volant, dans le 15ème. C'est un restaurant basque qui a la particularité d'avoir une carte d'abats. Or, j'adore les abats… J'ai d'ailleurs goûté des rognons et ris de veau délicieusement préparés et d'une excellente qualité. Les rognons, que je mange rosés, étaient tendres et croquants à la fois, quant aux ris de veau, ils croustillaient et fondaient. Un excellent plat, vraiment. Je vous recommande donc Le Volant…

En ce moment, je repense beaucoup à mon grand-père décédé cette année (un effet de Noël, peut-être ?). Il était boucher-charcutier… Je vais me remettre petit à petit à la charcuterie, donc vous allez retrouver de plus en plus de recettes bistro sur ce blog. Pour commencer, une recette très simple de caillettes.

LE VOLANT

13, rue Béatrix Dessane
75015 PARIS

Tél : 01 45 75 27 67

Métro : Dupleix

CAILLETTES

Pour 8 caillettes

300g de crépinette
250g de chair à saucisse
250g de collier de veau haché (à commander à votre boucher)
120g de foies de volaille
2 échalotes
2 oeufs
½ bouquet de persil
1cc de graisse d'oie
2cl de vieille fine ou de cognac
1/2cc d'un mélange 4 épices (cumin, cannelle, gingembre et muscade)
1/2cc de sel
poivre du moulin

Préchauffer le four à 150°c.

Dégorger la crépinette dans l'eau froide pour ôter toute trace de sang.

Faire revenir les échalotes finement hachées dans un peu de graisse d'oie, mais sans coloration surtout. Ajouter les foies de volailles coupés grossièrement au couteau. Dans un saladier, mélanger les chair, viande, foie, fine, épices, poivre et sel. Ajouter le persil haché ainsi que les œufs. Mélanger le tout à la main jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène.

Couper la crépine en 8 carrés. Répartir la farce au centre et former de petits baluchons. Poser ces baluchons bien serrés dans un plat allant au four. Cuire 1 heure. Laisser refroidir et démouler les crépinettes, les conserver au frais.

A déguster avec une petite salade bien assaisonnée en vinaigre…

24 décembre 2011

Merry Xmas : mes bûches pour Noël…

Comme vous savez, je ne suis pas du tout pâtissière : j'ai toujours préféré le salé, mais j'avoue aussi qu'un beau repas, un repas de fêtes, sans son indispensable dessert, c'est tristounet… J'aime la bûche quand elle est légère, peu sucré et gourmande cependant. Je vous en sélectionnées quelques-unes, qu'elles aient ou non une forme de bûche, d'ailleurs, et qu'elles sortent de mon imagination ou celle de grands pâtissier…

A vos marques, les Père-Noël, c'est ce soir que vous tombez de haut (en tout cas, du ciel !!!)

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C'est ma préférée: tout d'abord parce que c'est Rudy de Jean-Paul Hévin, petit animal trad. des enfants anglo-saxons, le renne du père Noël le plus connu du monde. Ensuite parce qu'elle est ludique et kromeugnon avec son petit nez rouge... Puis c'est une mousse légère, pas trop sucrée mais forte en chocolat, tout pour me plaire...

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J'irai ensuite déguster celles de mon ami Eric BARNERIAS au 1T rue Scribe, 75009 Paris, car elles sont divines... Spécialement la beige au caramel beurre salé, elle me fait pâmer!!!
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Sur sablé breton, une mousse divine de caramel et beurre salé, surmonté pour la fête, des légérissimes guimauves d'Eric... Je vous recommande!
PS: à déguster sur place uniquement!

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Ensuite, bêtement la mienne, car je vous la recommande vivement si vous aimez les marrons. Elle est l'alliance d'une charlotte et d'une mousse de marrons avec coeur de marrons glacés. Légère, gourmande et facile à faire...

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Pour les inconditionnels de la tradition, le tuto de Pascale (il date de 2009) est toujours une valeur sûre...

Enfin, moi, je vais faire un nougat glacé comme celui-ci mais à base de Turon...

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