Il y a de ces invitations de presse qu'on ne peut refuser! Surtout quand elles tombent au plein mois d'août!
Ce fut le cas de l'invitation des Olives d'Espagne, qui nous conviaient en septembre à un déjeuner au délicieux restaurant Fogon! J'y avais déjà eu le plaisir d'y aller pour mon anniversaire en mai dernier, grâce à Pascale Weeks qui avait aiguillé mon cher et tendre qui cherchait une bonne adresse à me faire tester. J'y avais pris un grand plaisir, du coup, au le mail m'invitant à déguster un déjeuner original entièrement concocté par le Chef Herraiz autour de l'Olive d'Espagne, je n'ai pas hésité (j'ai même du être la première à répondre, étant donné qu'en Août, j'étais un peu la seule à être restée à Paris ;-))
José Manuel Escrig (Représentant l'Interprofessionnel de l'Olive d'Espagne) et le Chef Alberto Herraiz
Ce fut un plaisir confirmé. C'était ma rentrée de blogueuse, et cela me distrayait de mes travaux, de ma vie de nonne et de ma "petite" solitude sur mes murs de plâtres...
Il y a avait Dorian que je n'avais pas vu depuis son pique nique, Adèle toute fraîche émoulue de Master Chef, Nawal que je trouve de plus en plus sympa, etc.
José Manuel Escrig, le représentant de l'Interprofessionnel des Olives d'Espagne, nous a fait découvrir les secrets des olives, secrets que je ne connaissais pas; mangeuse mais pas connaisseuse en la matière.
Bien entendu, elles sont bonnes pour la santé: 7 olives par jour assurent un bon apport en vitamines A et vitamines E du fer et du calcium, pour finalement peu de calories (37 calories). Mais les infos que j'ai appréciées sont les suivantes: en Espagne, où l'olive est une seconde nature, il existe plus de 50 types de farces différentes (on dit Aceitunas Rellenas), et il n'existe cependant en Espagne, malgré une tradition longue et attachée aux terroirs, qu'une seule AOP: l'Aceituna Aloreña. Ce qui n'a pas manqué de m'étonner! Elle vient de Malaga, et ce qui est drôle, c'est que j'y ai vécu 2 ans quand j'étais petites (jallais même au Collegio Francès de Malaga!!!)... tranche de vie.
Allez, je ne vous fait plus attendre, voici notre menu:
En apéro, Alberto a voulu "mettre le cocktail dans l'olive"!!! Et c'était assez réussi, avec une Olive Martini:
Aceituna Martini
Mais la recette qui m'a chavirée, c'est celle-là, et franchement, je la réaliserai à la maison, car elle est divine!!!
Papillote d'olives...
... une tuerie. Il s'agit d'olives qui ont mariné sous-vide avec des zestes d'agrumes. Juste marinées, puis mises en papillotes avec des herbes et cuites au four. C'est délicat, sans concentration aucune des sels de l'olive, avec cette pointe sensible d'agrumes qui allonge en bouche. Une tuerie! je dis.
Nous avons goûté une série de tapas qui tenaient pus des plats en miniatures que de tapas au sens où on l'entend en France, mais le tapas, me direz-vous, c'est un plat en miniature (je me nourrirai bien que de cela, en fait!!!)
Rouget sur un confit de légumes aux olives
Filet mignon au confit d'olives, dans lequel pointent vanille, cannelle et autres épices... hmmmmmmmmmmm
Puis le plat, un arroz merveilleux... surmonté de thon rouge! Du coup, on a fait un peu la gueule à ma table. Bon, j'ai dit que puisqu'il était mort, cela était dommage de le jeter et qu'on lui ferait honneur en le mangeant, mais j'avoue qu'on a toutes (oui, il n'y avait que des filles!!!), on a toutes un peu culpabilisé... Pourtant, les arroz de M. Herraiz sont divin, et j'avoue que celui aux langoustines qui avait couronné mon anniversaire m'avait envoûté!
PS: j'ai mangé le thon avec culpabilité mais en même temps, délices, car c'est une chair merveilleuse. Je veux bien m'en passer 10 ou 20 ans si on me promet qu'il en restera encore dans ce laps de temps et que je pourrai en remanger... Alors, si on agissait un peu plus?
Donc je ne vous parlerai que de l'arroz, pas du thon (très bon cependant). Il était cuisiné avec des Hojiblanco, cette olive qui doit son nom de feuilles blanches à la couleur de sa fueille justement. Elle est cultivée essentiellement en Andalousie (Séville et Malaga), et se mange noire au naturel (elle se confit elle même en séchant). Elle se caractérise par sa saveur douce et fruitée (rien avoir avec les olives noires à la grecque).
Nous avons terminé par une mousse au chocolat qui n'a laissé personne indifférent: soit on adorait (votre serviteuse), soit on détestait. La mousse au chocolat, surmontait un coulis de piquillos (petits piments doux) et était accopagnée de confit d'olives noires (hojiblanca). Un délicat mélange de douceur et de fermeté. J'adore!!!
PS: deux petites choses en passant:
Si vous allez au Fogon en voiture le quartier est impraticable Le soir, ils ont un voiturier, mais le dimanche, niet: poussez jusqu'à la rue plus loin, le voiturier des Bouquinistes et de Lapérouse vous prendra en charge, il est charmant, et c'est lui qui s'occupe du Fogon le soir!!! et il accepte (cela coûte 8€).
L'épouse d'Alberto Herraiz est une magnifique espagnole adorable qui a la patience de vous décrire les vins qu'elle vous fait déguster avec le sourire mais sans condescendance (appréciable). Elle nous a fait déguster un magnifique Manzanilla (eh oui, le même nom qu'une des olives les plus appréciées d'Espagne, originaire de Séville, souvent verte et farcie...).
Magnifique manzanilla fruité et doux... Nectar?
Une mention spéciale aussi à leur serveuse adorable, 4 mois après mon anniversaire, elle se souvenait de moi (elle m'a sortie ma profession d'origine: prof de cuisine et chef à domicile -nous étions sensés être des blogueurs et des journaliste uniquement), alors que nous nous étions vues un dimanche pendant un service... j'ai apprécié! J'aime l'attention faite aux clients...
j'ai passé un moment génial. Nawal ne voulait plus partir (elle était invitée ailleurs et est arrivée très en retard...) et je suis repartie à mes plâtres le coeur pus léger!
FOGON: 45 quai des Grands Augustins, Paris 6, 01 43 54 31 33, comptez 100€ /personne avec apéritifs, et vins.
Plein d'idées de recettes avec les olives sur ce lien :-)