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18 posts from janvier 2009

31 janvier 2009

Crêpes: Toutes à poêles!

Une petite pierre de plus au grand édifice de la chandeleur, voici ma recette de pâte à crêpes sucrées, histoire de participer à la fête...

PÂTE A CRÊPES

Crêpes Pour 6 belles crêpes

3 oeufs + 3 jaunes
120 gr de farine 45
30 gr de sucre
25 gr de beurre
25-30 cl de lait entier
huile neutre

Tamiser la farine dans un cul de poule (grand bol), saler, sucrer, y faire une fontaine. Mettre dans la fontaine les oeufs, le beurre fondu (mais refroidi), commencer à incorporer à la fainre en mélangeant du centre vers les bords progressivement. Ajouter dès que cela vous paraît un peu épais, le lait petit à petit. Chinoiser si vous constatez des grumeaux.

Laisser reposer au moins 1/2 heure, à température ambiante, couvert d'un torchon.

Pour la cuisson, bien chauffer votre poêle sans matière grasse. quand elle est chaude, graisser avec un papier absorbant ramassé en tampon juste trempé dans l'huile.

Remuer à l'aide d'une louche la pâte à crêpe, elle doit être liquide (elle doit couler en filet) mais napper généreusement le dos de la louche et laisser un trace nette de doigt si vous le passer dessus (conseil de Bernard Loiseau).

Pâte à crêpes Si la pâte est trop épaisse, ajouter un peu de lait (la détendre). Option, on peut aussi la détendre à la bière -ce qui lui donne un petit goût de levure pas désagréable.

Faire cuire une crêpe "perdue" pour "faire" la poêle: cela absorbe les saveurs des aliments qui y auraient été cuits et finit de graisser la poêle correctement. Si vous êtes très gourmand, vous avez l'autorisation de la "bouloter" en catimini. Sinon, jetez-la.

29 janvier 2009

Reine de Saba, gâteau au chocolat

J'ai toujours aimé l'expression "gâteau de voyage", à la fois invite à la gourmandise et à l'évasion. Alors si en plus, l'histoire et la mythe s'y font une place, le plaisir devient total.

Je vous invite donc au rêve, mêlant chocolat, praline, amandes au moëlleux et au fondant.

 REINE DE SABA

Reine de Saba Pour un moule de 24 cm

120 gr de chocolat à cuire
80 gr de pralinoise
1 cuillère à soupe de cacao amère
120 gr de beurre + 10 gr pour le moule
180 gr de sucre
2 cuillères à soupe de farine + 1 cuillère à café pour le moule
150 gr d'amandes en poudre
6 oeufs

Préchauffer le four à 190°c.

Faire fondre au bain-marie le chocolat et la pralinoise. Ajouter hors feu le beurre en petites parcelles.
Séparer les jaunes des blancs d'oeufs, mélanger les jaunes au sucre et battre quelques minutes jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le chocolat fondu + beurre. Bien mélanger.

Mélanger farine, cacao et amandes, ajouter au mélange précédent. Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer délicatement par tiers les blancs à l'appareil au chocolat.

Beurrer  et fariner un moule à manquer ou un moule à cake (pour un résultat encore plus moëlleux. Y verser l'appareil et enfourner à mi-hauteur pendant 30-35 minutes.

Le gâteau peu aussi se cuire dans des moules à muffins (compter 20 minutes de cuisson à 200°c).

Servir avec au choix un crème anglaise, un boule de vanille ou une chatilly saupoudrée de pralin.

A BOIRE: un thé parfumé ou en dessert, un cognac.

28 janvier 2009

Noix de pétoncle au piment d'espelette

Voici une petite recette mine de rien qui peut faire beaucoup. Facile à réaliser, rapide, elle peut attendre les convives... Une recette comme je les aime, qui marie la terre, la mer et les épices venues d'ailleurs ou d'ici. L'idée? Anne, encore, qui rappelant à l'ordre du piment, m'a fait redécouvrir le contenu de certains pots que j'avais tendance à utiliser, comme ça, sans y penser.

Les noix de pétoncle sont fines et légèrement sucrées. Elles sont souvent méprisées au bénéfice de la noix de Saint-Jacques, alors qu'elles ont une réelle finesse. Sûrement à cause de leur taille? Cependant elles sont aussi nettement moins chères. On peut en trouver surgelées, sous le non de Chlamys Opercularis chez Picard Surgelées -où le détaillant cherche à nous tromper en les appelant Noix de Saint-Jacques, ce que je déteste comme démarche: ce sont des pétoncles et c'est bon! alors pourquoi donner un nom erronné? Si vous les achetez surgelées, laissez-les décongeler un nuit dans du lait, vous retrouverez une texture proche des fraîches -mais pas la force de la saveur, bien entendu!

Retenez que les noix -Saint-Jacques ou pétoncles- se sous-cuisent: un aller-retour leur suffit, sous peine d'avoir d'avoir un produit trop caoutchouteux.

A ce propos, je lisais l'autre jour dans un "canard", les différences culturelles entre les palais français, outre-manche et asiatiques et la façon dont en France on est capable de manger peu cuit et ferme -notamment les poissons- alors que dans d'autres cultures, on préférera une chair de poisson très cuite et fondante... C'est dans ces cas-là qu'on se rend compte combien la texture est importante en cuisine, et qu'en revenir au croustillant, au croquant, au moëlleux, au fondant, par-delà les saveurs, donne un corps au plat et participe de l'inventivité de nos recettes... La lecture souvent émerveillée des blogs que j'aime, m'en donne tous les jours une preuve nouvelle.

PETONCLES AU PIMENT D'ESPELETTE

Photoshop1 Pour 4 personnes

500 gr de noix de pétoncle (fraîches ou surgelée) 
20 pétales de Jambon Bellotta  (Jabugo, le meilleur, celui des cochons nourris au gland, sa graisse "douce"  se marie parfaitement à la noix de pétoncle), sinon un jambon ibérique coupé au couteau
2 échalotes
1 gousse d'ail
1 cuillère à café rase de piment d'espelette
4 pétales de tomate séchée (en option)

L'ordre de cuisson est important.

Peler les échalotes et les ciseler dans le sens de la longueur. Peler l'ail et le hacher finement au couteau. Couper les pétales de tomates en fine brunoise. Parer les pétales de jambon en tronçons de 2 cm de large.

Chauffer une poêle antiadhésive sans matière grasse. Y faire revenir rapidement le jambon pour qu'il jette un peu de graisse. Le réserver dans une assiette.
Faire revenir les échalotes,l'ail, ajouter les pétoncle et les faire sauter jusqu'à coloration. Ajouter hors feu le piment d'Espelette, les tomates, le jambon. Remuer.Laisser infuser hors feu à couvert.

Voilà, c'est fini; recette rapide s'il en est!

Au moment de servir, réchauffer sur feu rapide en remuant. Servir avec un riz simple (voir conseils pour réussir) et arroser d'un filet d'huile d'olive: pour cette recette j'ai utilisé une huile "hojiblanca" de A l'Olivier, douce, verte avec une légère amertume qui contrebalance la chaleur du plat.

A BOIRE: un Saint-Emilion rouge, ou un Ribera del Duero (pour plus de rondeur et d'ampleur). 

26 janvier 2009

Compote en deux coups de cuillère à pomme...

Allez, commençons la semaine par de la douceur et sans prise de tête. Rien de plus facile, et pourtant beaucoup de goût, et une petite pomme à damner mon Adam à moi, la rubinette.

Voici la star:

Rubinette

Cette jolie petite pomme à couteau est très croquante et sucrée avec un bon équilibre entre sucre et acidité. Elle est récoltée en septembre et peut se croquer jusqu'en février sans perdre de ses qualités de croque.

Cependant, elle peut aussi se cuire et elle demeure fidèle à sa fermeté crue, ce qui n'est pas négligeable quand on faite des pommes au four ou en compote: il reste un peu de mâche...

COMPOTE DE POMMES AU CITRON

Compote pomme-citron-vergeoise Pour 6 pots

6 rubinettes
1 citron
3 cuillères à soupe de vergeoise (sinon, sucre roux, bâton de vaille et 1 pincée de réglisse en poudre)

Et c'est tout! On épluche les pommes, les couper en cubes de 1 cm. Laver, zester le citron, le presser.

Dans une casserole, à feu doux, mélanger les pommes, la vergeoise, les zestes. Arroser de citron. Couvrir et laisser cuire 20 minutes. Pas d'eau surtout (la pomme va cuire dans son eau de végétation et le jus de citron).

Mettre en pots, laisser refroidir et conserver au réfrigérateur.

Se déguste seul, avec un spéculo ou un buscuit rose émietté dessus.

A BOIRE: un cidre brut ou une bière blanche

23 janvier 2009

Salade de feuilles de choux de Bruxelles aux amandes

Dans la série je profite des légumes de saison, voici le petit chou de Bruxelles: souvent décrié pour sa nature souffrée (donne des gaz) et pour son accompagnement -le lard et autres ingrédients roboratifs- il peut être cependant digeste, light et rafraîchissant. Sisi!
Dans cette recette, j'utilise de l'huile de La Tourangelle, on est quelques unes comme Audrey à être fan.

SALADE DE CHOU DE BRUXELLES AUX AMANDES

Salade de choux de Bruxelles en feuilles aux amandes et grenade Pour 4 personnes

10 choux de Bruxelles
1 cs d'amandes effilées
1 cs de graines de grande
2cl de vinaigre cristal (d'alcool)
vinaigrette:
1/2 cs de vinaigre balsamique blanc
1 cs d'huile d'amandes
sel, poivre blanc

Eplucher les choux de Bruxelles en enlevant les premières feuilles, les laver. Les effeuiller en laissant le coeur de côté (on peut les introduire dans une soupe ou une purée de légumes) car ils sont amers.

Faire bouillir une grande quantité d'eau avec 2 cl de vinaigre cristal (d'alcool). Y plonger les feuilles et les faire blanchir 1 minute. Les égoutter et les rafraîchir sous un filet d'eau froide (pour fixer la chlorophyle).

Faire une vinaigrette en prenant soin de faire fondre le sel dans le vinaigre avant d'ajouter l'huile.

Dans une poêle antiadhésive sans graisse, torréfier les amandes effilées.

Dans un saladier, mélanger les feuilles refroidies, les amandes, les graines de grenade et la vinaigrette. Laisser infuser au frais au moins 20 minutes.

A BOIRE: si recette légère, de l'eau ou un thé à la bergamotte, si vin: un blanc de Cassis.